May

« May travaille dans un cabinet vétérinaire. C’est une jeune fille timide et complexée qui a beaucoup du mal à se faire des amis et dont l’attitude est étrange aux yeux des autres. Elle partage son appartement avec sa seule vraie amie, une poupée que lui a donné sa mère quand elle était petite. Un jour, elle flirte avec un jeune mécanicien intrigué par son attitude. Leur relation ne dure pas longtemps et après d’autres brèves rencontres sans lendemain, May décide de se fabriquer elle-même un amant idéal…»

Source: allocine.fr

J’ai une attirance particulière pour tous les films atypiques qui nous portent à réfléchir et qui touchent nos points les plus sensibles. Tsé le genre de film qui te fais te questionner sur la nature humaine, qui te fais sentir triste et qui te procure un lot d’émotion indescriptible…May m’a fait l’effet d’une bombe, littéralement.

May est difficilement classable dans une catégorie. On pourrait le classer dans les films dramatiques, psychologiques, thrillers, horreurs et même dans les comédies romantiques… Mais généralement, je le qualifierait de drame-psycho-horrifique (entoucas, de quoi dans le genre ).

L’histoire en soit pourrait être considérée banale, on pourrait pousser des soupirs en se disant que c’est du déjà vu, qu’il y a une poupée effrayante, que c’est nul et bla bla bla. Pourtant, il se produit le contraire…

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Pourquoi May est-il efficace, quand il aurait pu passer pour un simple film sans impacts? Tout d’abord, parce qu’on y mélange habillement plusieurs éléments. On passe de la scène banale de tous les jours, à des scènes complètement décalées, troublantes et sinistres. Il y a aussi l’exploitation de bons nombres de thèmes différents, tous bien intégrés et développés.

La solitude 

May souffre atrocement de solitude. Mise à part sa chère poupée, elle n’a personne d’autres à qui se confier. On constate donc les nombreuses séquelles et retards dont May est « victime ». À toujours être seule avec sa meilleure amie inanimée, elle s’est créée un monde à elle, complètement imaginaire.

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Les différences physiques

May souffre de strabisme depuis sa tendre enfance, elle s’est toujours sentie différente et a toujours été en quelque sorte, rejetée par les autres qui acceptent difficilement les différences…Ce sentiment de rejet et d’incompréhension, la pousse toujours un peu plus à s’isoler et à alimenter son monde irréel. Tellement, qu’elle en devient complètement inadaptée socialement.

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Les différences psychologiques 

Celles-ci se sont développées à cause de son grand isolement du reste du monde, on pourrait pratiquement la considérer comme une autiste…Elle vit dans son monde à elle, elle a une attirance pour ce qui est macabre et elle est considérée par tout le monde comme étant une personne très très bizarre.

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L’impossible perfection

Personne n’est parfait, ce n’est pas un secret. May, elle, l’apprendra à ses dépends. Elle comprendra que personne intérieurement ou physiquement, n’atteint le stade de la perfection. Tous les gens autour d’elle finiront par la décevoir, d’une manière ou d’une autre.

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Toutes ces différences, sont isolement, son incompréhension de la société, ont fait d’elle une jeune femme mal adaptée, marginale, d’une grande noirceure, touchante et avec un trouble de socialisation…

J’aimerais mettre l’accent sur le terme «touchante». L’histoire de May est particulièrement dérangeante. Elle dérange parce qu’elle est intensément réaliste et très triste. Le film nous donne un espèce de claque au visage en disant « tient esti, c’est comme ça que la société traite le monde différent, autant pour une légère différence physique ou psychologique.» May transpire la souffrance, le mal de l’âme, le besoin d’être comprise et aimée. C’est une jeune femme perdue, désillusionnée et malade. C’est profondément touchant, je vous le jure.

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Il est particulièrement intéressant de voire le déclin psychologique de May, au fil de ces déceptions amoureuses ou amicales. Ignorant comment réagir avec toutes ces déceptions, cette haine, ces désirs, celle-ci se transforme en une grande psychopathe… Le personnage de May, est divinement incarné par Angela Bettis. J’ai rarement vue un jeu d’actrice aussi réaliste et poignant, chapeau. Les autres acteurs s’en tirent assez bien, malgré des personnages moins développés et un peu plus fades.

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May est une jeune femme qu’on pourraient croire innocente, une jeune femme coincée dans un monde entre l’âge adulte et l’enfance, un monde naïf, voire enfantin. Par contre, derrière toute cette innocence, se cache un fond de cruauté et de violence réellement insoupçonnée. Parlant de violence, je disais un peu plus haut que le film n’est pas à proprement parlé un film d’horreur. Je vous ai déjà aussi dit plusieurs fois. que l’horreur peux prendre plusieurs visages, qu’on la découvre sous différentes facettes. May, contient un bon lot de scènes sanglantes et macabres, carrément insoutenables et dérangeantes. Je serai hantée à jamais par la scène des enfants aveugles, rampant sur du verre brisé; scène effroyable. C’est sans parler des nombreuses scènes de meurtres carrément dégueulasses et d’une froideur insouciante.

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On y retrouve bon nombres de références cinématographiques, telles: Carrie ( c’est assez flagrant), Frankenstein et à plusieurs autres films. L’oeuvre est  aussi bourrée de petits clins d’œil par ci par là, à plusieurs autres films, comme par exemple Trauma d’Argento.

May est doté d’une sensibilité surprenante tout en étant d’une violence crue. On nage en plein délire schizophrène. May, par ces propos nous attriste, nous bouleverse et nous fait pitié. Je me dois de vous parler de la scène finale… Écoutez, pour ceux qui ne le savent pas, je suis hyper sensible et j’embarque assez facilement dans un film. De tous les films que j’ai écoutée, May et le second à m’avoir fait pleurer. La fin est bouleversante, c’est le genre de moment fort qui marque les esprits et dont peux de films peuvent se venter d’avoir su créer.

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May est une oeuvre brillante, émouvante, naïve, déchirante, douce tout en étant violente, qui vous donne des frissons et vous brise le cœur…

Emma

« Si tu ne peux te faire d’amis, fabriques-en un.»Image

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