« ON PEUT JUGER DE LA GRANDEUR D’UNE NATION PAR LA FAÇON DONT LES ANIMAUX Y SONT TRAITÉS.» Gandhi

Beaucoup de choses me révoltent dans la vie; j’imagine que je ne vous apprend rien. Dans ce tas de choses me révoltant,  la condition animale en fait partie.

Étant émotive, je risque de parfois m’emporter; ne vous surprenez pas. Malgré ce côté émotif, j’ai une opinion assez rationnelle (ou pas haha). Si je parle de défense des animaux et de droit animal, ce n’est pas avec ce genre d’argument : « ahhhh mais c’est tellement cute un bébé chien pis un bébé phoque hihihihi!!!» Ce sont pour des raisons beaucoup plus fondamentales.

Si en partant, vous considérez que les animaux ne ressentent rien et qu’ils ne servent à rien sinon qu’à êtres nos esclaves : ne prenez pas la peine de commenter; j’entend assez de foutues conneries sur le sujet, alors je m’en passerai aisément.

Considérant que la question de la condition animale est plus qu’immensément vaste, je vais m’attarder sur les animaux de compagnie. Je considère aussi, que je suis encore plus émotive quand je parle des traitements réservés à plusieurs animaux qu’on mange, des cirques, de la fourrure et autres. Je vais donc vous épargner un texte teinté d’une hyper sensibilité un peu déraisonnée.

Quand t’aimes les animaux…

Quand t’aimes les animaux et que t’en parles souvent, tu peux parfois être considérée comme une personne naïve et un peu stupide. En fait, aussitôt que t’ouvres la bouche pour dire quelque chose qui concerne les animaux, tu te fais pratiquement traiter de conne. Je l’ai vécue plus d’une fois et je ne suis certainement pas la seule. Voici trois phrases classique que je me fais dire sans arrêt, ainsi qu’une petite réponse toute en délicatesse.

« Des animaux ça ressent rien de toute manière…»

Je ne voudrais aucunement être plate mais plusieurs études, depuis plusieurs années prouvent littéralement le contraire (dauphins, singes,chiens, chats, etc.) Il faut être assez mal renseigné et pardonnez moi, peu cultivé pour ignorer ça… Voici, par exemple, une étude concernant les chiens, qui a été publié pas plus tard que ce mois-ci : How dogs love Us: A neuroscientist and his adopted dog decode the canine brain, par Gregory Berns. Si vous voulez vous procurer le livre, voici le lien: How dogs love Us 

Ce chercheur, ainsi que toute son équipe, ont réussi après deux années de travail, à prouver scientifiquement que les chiens, sont des êtres sensibles! Que les chiens auraient le même niveau de sensibilité qu’un enfant ( amour, plaisir, etc.) Sérieusement, j’ignore si vous vous rendez compte à quel point c’est important comme découverte. Je ne vais pas vous décrire tout le processus, je vais plutôt vous laisser un lien vers un article qui en parle de manière simple et intéressante : Dogs are people, too

Ce genre de découverte scientifique ajoute un poids en ce qui concerne la condition animale. Ça offre aussi une toute nouvelle prise de conscience ( j’espère) sur comment nous les traitons en général. Oui, l’article concerne les chiens et je suis consciente que le degrés de sensibilité peut varier d’une espèce à une autre.

Dire que les animaux, ici les chiens, ne ressentent pas la douleur et n’ont pas d’émotions, est un commentaire complètement arriéré, pathétique, triste et surtout faux.

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photo par: Audrey Girard

« Un chien ça rien à voir avec un humain.»

Personnellement, je ne fait pas cette comparaison. Nous sommes différents à de multiples niveaux. Par contre, il est aussi indéniable que nous avons plusieurs points en commun… Non les chiens ne sont pas des êtres humains mais ils sont des êtres vivants au même titre que nous le sommes. En les considérant comme des êtres vivants aillant une forme d’intelligence ainsi qu’une forme de sensibilité; nous ne perdons en rien notre statut d’humain «maître de l’univers». Nous ne faisons que démontrer notre intelligence et notre respect envers la vie. Le fait d’être «supérieur» sur plusieurs points, ne nous donne pas justement un rôle de protecteur plutôt que de foutu persécuteur? La question se pose…

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« Il y a tellement des causes plus importantes à défendre que celle des animaux, gagne d’ignorants. Tsé, fait juste penser aux enfants maltraités au Québec, les personnes âgées seules ou le classique; les enfants en Afrique. »

Sincèrement, vous ne pouvez même pas savoir à quel point j’ai un écoeurement absolu de ce genre de réplique. En quoi mon désir d’améliorer la condition animale, m’empêche d’avoir un désir de justice autre qu’animal ? Comment pouvez-vous oser porter ce genre de jugement sur mon implication et ma conscientisation sur les enjeux socio-économiques, environnementaux, etc? Je vais peut-être vous apprendre quelque chose en vous disant ça, mais sachez qu’il est humainement impossible d’être impliqué de manière égale et constante dans TOUT. Ça prend des gens pour défendre les africains, nos personnes âgées et même les animaux si insignifiants aux yeux de plusieurs…

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Photo par: Claudie Beauchemin

La situation doit impérativement changer !

C’est aberrant qu’une société dite civilisée, traite encore les animaux, au sens législatif, comme de vulgaires objets! En effet :« les principales infractions sanctionnées, en vertu du Code criminel, sont régies par les articles 445.1 et 446, soit l’acte de causer volontairement des souffrances inutiles ou des blessures à un animal. L’article 445.1 vise notamment les combats d’animaux, les blessures et les empoisonnements d’animaux. L’article 446 concerne, entre autres, la négligence ou l’omission de fournir les aliments, l’eau, l’abri et les soins convenables et suffisants à des animaux. Certains autres articles du Code criminel traitent également du bétail et des combats de coqs. Toutefois, les articles du Code criminel se retrouvent dans la partie XI intitulée « Actes volontaires et prohibés concernant certains biens ». Pour Alanna Devine, le fait que la section sur la cruauté envers les animaux soit située dans la partie concernant les actes prohibés sur les biens n’aide en rien la cause animale.»Source: Barreau.qc.ca

Ça ne vous sonne pas une cloche ici? On considère, et c’est écrit intégralement, que les animaux sont des OBJETS, des putains d’objets! C’est évident qu’une vache et une table, c’est absolument la même chose han… Comme le dit si bien Alanna Devine : « Il pourrait y avoir une section distincte pour les animaux. Ce n’est pas la même chose d’abuser d’un animal que de voler une chaise! D’un point de vue symbolique, cela aurait beaucoup d’effet, et ça ne signifie pas que les animaux deviendraient des personnes légales…» Source: Barreau.qc.ca

C’est décourageant de constater que la maltraitance animale en général, n’est pratiquement jamais réprimandée sérieusement et efficacement… Pour Mme Devine : « les sanctions aux contrevenants ne sont pas assez sévères, malgré que des amendements à cet égard aient été apportés dernièrement au Code criminel. « Même auparavant, lorsque le Code prévoyait que la peine maximale soit de six mois, on a rarement vu cette peine maximale être imposée », signale-t-elle. Prouvant cette tendance dans le contexte de la Loi, les tableaux de condamnations publiés sur le site Internet d’ANIMA-Québec montrent que, du 3 mars 2006 au  30 septembre 2008, seules les amendes minimales (200$ dans le cas d’un particulier, 400 $ pour une personne qui fait la vente ou l’élevage d’animaux) ont été imposées, et ce, que les infractions aient visé 13 ou 300 animaux. De plus, une personne a été condamnée pour le même type d’infractions à trois reprises au cours de la même année, sans que les amendes aient été augmentées pour cause de récidive. Une ordonnance de limitation du nombre d’animaux devait toutefois être rendue à son égard. Selon Mme Devine, si quelqu’un est trouvé coupable de cruauté envers les animaux, autant le Code criminel que la Loi devraient permettre au juge d’interdire à cette personne la possession d’animaux à vie. » Source: Barreau.qc.ca

Il est donc légitime de se demander si nous devons attendre que l’État réagisse ou si l’action individuelle doit primer. Parce qu’au fond, nous sommes tous et chacun des décideurs importants. Selon Me Bisgould : « le système juridique a échoué, mais seulement parce qu’en tant que société, nous avons échoué. Elle spécifie que les lois sont limitatives : on se tourne vers le droit en pensant régler tous les problèmes alors que nous devrions aller vers le droit seulement quand tout le reste a échoué. « Les lois ne sont pas des solutions, ce sont des portes auxquelles on peut frapper. À la fin, le problème réside auprès de chaque individu : par exemple, si nous cessons d’acheter des animaux dans des animaleries, les usines à chiots ne pourront plus opérer. » Source: Barreau.qc.ca

Il faut se réveiller…

Il est préférable de se réveiller un peu en retard, que de rester somnambule pour toujours. Prenez l’exemple des 24 intellectuels en France, qui ont créé un manifeste dans le but que les animaux soient reconnus comme des êtres « vivants et sensibles » dans le Code civil.

Je trouve admirable ce genre de démarche, pourquoi ne pas faire pareil au Québec? Je vous invite tous à aller consulter la page officielle de ce manifeste, ainsi que ce court vidéo d’Hubert Reeves: «http://www.youtube.com/watch?v=3GPvjeNv_aI»

Il faut changer les mentalités, apprendre à respecter ceux que plusieurs ont tendance à considérer comme tellement inférieurs, changer nos agissements : ne pas acheter d’animaux pour des cadeaux, adopter dans les refuges, réduire sa consommation de viande, etc. Le Québec manque cruellement d’informations sur le sujet. Changeons nos mentalités, ainsi que nos lois; nous en serons tout simplement plus respectueux et plus respectables. Nous vivrons dans une société beaucoup plus admirable!  Je vous jure que de considérer les animaux autres que comme des objets, modifierai beaucoup de choses et ce, d’une manière positive. De toute façons, en quoi réduire leur souffrance pourrait être quelque chose de négatif? En quoi leur attribuer un statut d’«être sensible» réduirait notre statut d’être humain? En quoi penser à l’épanouissement des animaux, nous empêche de penser à l’épanouissement des humains? En quoi avoir de la compassion pour les animaux, nous empêche d’en avoir pour tout être vivant qui souffre?

« Car nous sommes de plus en plus nombreux à reconsidérer les fondements de nos rapports aux bêtes et à ne plus supporter les traitements que nous leur infligeons. La question animale est une question politique majeure. Elle nous concerne tous et concerne tous les domaines de notre vie, de l’alimentation et de l’éducation au commerce et à l’industrie alimentaire. Car la question animale soulève un enjeu de civilisation qui ne peut plus échapper à personne.» Source: lemonde.fr

Emma

XX

 

 

dodlyedo

 

Sources

– http://www.barreau.qc.ca/pdf/journal/vol40/200812_01.pdf

– http://www.30millionsdamis.fr/acces-special/actualites/detail.html?tx_ttnews%5Btt_news%5D=6744&cHash=f7467b5efd49c850447d750929b12322

– http://www.youtube.com/watch?v=3GPvjeNv_aI

– http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/02/24/condition-animale-et-justice-sociale_1647765_3232.html

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6 thoughts on “« ON PEUT JUGER DE LA GRANDEUR D’UNE NATION PAR LA FAÇON DONT LES ANIMAUX Y SONT TRAITÉS.» Gandhi

  1. Je suis 100 % d’accord avec vous. Cela fait du bien de savoir qu’il y a des personnes qui ont la même opinion 🙂 …. ce même besoin de respect envers tout être vivant. Merci pour l’article …

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