TOP 15 DES FILMS D’HORREUR (OU PAS) LES PLUS TROUBLANTS (PARTIE 2)

Le mois de novembre dernier, j’avais écris ça : Top 15 des films d’horreur ( ou pas) les plus troublants. Étant donné le grand plaisir que j’avais eu à l’écrire, la grande popularité de cet article et les nombreux films troublants que je n’avais pas eu l’occasion de mentionner dans ce top 15; j’ai décidé de récidiver avec un second top 15 de films troublants!

Comme je le mentionne souvent lorsque je parle de films troublants; ce qui me perturbe ne te perturbera pas nécessairement et c’est ce qui fait toute la beauté de la chose. Le but n’est donc pas de vous dire que le #1 de cette liste est VRAIMENT PLUS INTENSÉMENT TROUBLANT que le #15, pour moi personnellement, oui c’est le cas pour de multiples raisons mais peut-être que pour toi, ça sera carrément l’inverse, t’sais.  Certains films seront plus décrits et mieux expliqués, d’autres non, je manque de constance JE LE SAIS mais je suis comme ça, bon.

Je vous souhaite une bonne lecture ainsi que de merveilleux traumatismes !

Emma

#15 Henry: Portrait of a Serial Killer

Année: 1986

Pays : États-Unis

Réalisateur: John McNaughton

Pourquoi il m’a troublé: Avant toute chose, sachez que je ne le considère pas comme un film d’horreur, c’est plutôt un drame agrémenté d’un peu de sang. Inspiré d’une histoire vraie, on suit la vie tout ce qu’il y a de plus monotone et ordinaire de notre cher Henry. Je crois que mon trouble vient tout d’abord tu fait qu’Henry ne semble éprouver aucun plaisir à tuer, qu’il tue seulement parce que c’est comme ça ( pas tout à fait mais quand même) mais qu’il n’en retire aucune satisfaction… À l’inverse d’Henry, il y a Otis qui tue parce qu’il aime tuer, le contraste a quelque chose  de profondément perturbant. Mais si Henry: Portrait of a Serial Killer m’a autant troublé, c’est principalement grâce à son grand réalisme, qui évite de tomber dans l’abus de n’importe quoi. Son but n’est donc pas de nous choquer visuellement mais bien de nous dresser un portrait rationnel d’un tueur en série tout ce qu’il y a de plus réaliste et effrayant.

henry

#14 Hard Candy

Année : 2006

Pays: États-Unis

Réalisateur: David Slade

Pourquoi il m’a troublé: Dans mon dernier article sur les films troublants, je vous avais parlé du film Megan is Missing et que celui-ci devrait être visionné par tous les jeunes de ce monde pour être conscient des dangers d’Internet, Hard Candy se situe un peu dans la même lignée. Hard Candy traite de la pédophilie d’une manière très moderne, très ancrée dans la société actuelle et je ne pourrais vous en dire plus au risque de vous en dire trop. Avec avec son sujet tabou, son ambiance malsaine, son revirement de situation à la «tel est pris qui croyait prendre», Hard Candy est définitivement troublant et très intelligent.  À faire visionner aux enfants/ adolescents, en programme double avec Megan is Missing.

hard

#13 Straw Dogs

Année: 1971

Pays: Royaume-Uni / États-Unis

Réalisateur: Sam Peckinpah

Pourquoi il m’a troublé: Straw Dogs, fait parti de la trilogie de l’ultra-violence avec les films Orange mécanique et Délivrance. J’ai passé à un cheveux de mettre Orange mécanique à cette position mais je me suis dit que Straw Dogs était beaucoup moins connu, d’où mon choix final (et je n’ai pas visionné Délivrance). Cette oeuvre m’a oui troublée pour la célèbre scène de viol qui est je l’admet, assez pénible mais la principale raison de mon trouble repose sur ma propre réaction face au film. Je m’explique: le protagoniste masculin est un éternel pacifiste qui se voit malheureusement coincé dans un tourbillon de violence extrême mais malgré tout, celui-ci reste passif… Ce qui m’a donc choqué, c’est que j’avais envie qu’il réagisse, qu’il ait recours à la violence, qu’il se défende et qu’il défende sa femme! J’ai donc trouvé assez troublant qu’un film me fâche par sa non-violence, ce qui ne m’étais jamais arrivé avant…

straw

#12 Pink Flamingos

Année: 1972

Pays: États-Unis

Réalisateur: John Waters

Pourquoi il m’a troublé: Je ne sais pas quoi dire sur Pink Flamingos, mis à part que c’est totalement trash, vulgaire, drôle et absurde. L’absurde me trouble et Pink Flamingos remporte la palme d’or à ce niveau… J’ignore quoi ajouter, sinon que c’est un choc visuel, sonore et surtout moral. À voir au moins une fois dans ta vie, si t’es hyper curieux et assez ouvert d’esprit.

pink-flamingos

#11 Irréversible

Année: 2002

Pays: France

Réalisateur: Gaspar Noé

Pourquoi il m’a troublé: S’il m’a troublé, c’est principalement dû au fait qu’il bénéficie d’une des scènes de viol la plus lourde, intimiste et éprouvante de l’histoire du cinéma ( on voit rien pratiquement rien mais je vous jure que c’est suffisant.) Mais c’est aussi parce qu’on saisi l’aspect tragique de certains événements du film et de la vie en général; des événements irréversibles, qui peuvent gâcher ta vie ou la vie d’un autre à tout jamais. En d’autres mots, c’est le fatalisme de l’oeuvre qui m’a troublé.

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#10 Antichrist

Année: 2009

Pays: Allemagne/Danemark/France/Pologne/ Suède/Italie

Réalisateur: Lars Von Trier

Pourquoi il m’a troublé: Je n’ai pas aimé Antichrist, vraiment pas. J’entretiens une relation ambiguë avec Lars Von Trier; je le déteste ou l’admire. Vous vous demandez surement pourquoi je met dans cette liste une film que je n’ai pas aimé, bah tout simplement parce que malgré tout, il est assez perturbant. Le deuil est traité de manière lourde, poignante et particulièrement glauque. C’est un film à la fois profondément malsain tout en étant intensément touchant. C’est une oeuvre très lente, qui se laisse admirer et ressentir. J’essaie de me convaincre que je ne l’ai pas aimé en raison de cette lenteur et de ce coté un peu trop atmosphérique mais je crois que je l’ai seulement détester parce qu’il m’a secoué d’une manière plutôt désagréable.

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#9 Gummo

Année: 1997

Pays: États-Unis 

Réalisatrice: Harmony Korine

Pourquoi il m’a troublé: Gummo prend l’apparence d’un faux documentaire retraçant la vie quotidienne d’une petite population américaine, venant de subir les ravages d’une tornade. J’ai été troublé de voir à l’écran une population de « redneck » oui inventée mais peut-être pas si éloignée de la réalité. Mon trouble s’est accentué par le fait que la majorité des personnages principaux sont des jeunes intensément trash, beaucoup trop violents, crasseux et qu’évidemment, les parents sont pratiquement absents ou pires qu’eux. Les films mettant en scène des enfants me font mal et particulièrement quand ceux ci vivent clairement en marge de la société, cette marge où les pauvres vivent, où il est plus facile de les entasser et de les laisser à leur misère…

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#8 Full Metal Jacket

Année: 1987

Pays: Royaume-Uni/États-Unis

Réalisateurs: Stanley Kubrick

Pourquoi il m’a troublé:  Parce qu’il démontre l’absurdité ( avec un grand A) de la guerre dans toute sa cruauté, son aliénation et son humanité. Un film magistral comme seul Kubrick en connait la recette.

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#7 Begotten

Année: 1991

PaysÉtats-Unis

Réalisateur: E. Elias Merhige

Pourquoi il m’a troublé: Vous avez surement remarqué que j’aime décortiquer les films et en comprendre l’essence mais s’il y a bien un film que je n’ai toujours pas réussi à comprendre, c’est Begotten. J’ai visionné Begotten peut-être 2 ou 3 fois par le passé, sans jamais vraiment en comprendre quoi que ce soit. Je vous jure que je ne suis pas de mauvaise fois, je comprend que c’est un film qui axe sur la symbolique tant religieuse que païenne ou comme d’autre le disent, que c’est une oeuvre métaphorique montrant l’apparition de la vie; la création du monde. Bon, même si mon cerveau refuse carrément de fonctionner quand je visionne ce film, il n’en demeure pas moins plus qu’angoissant et oppressant, notamment par son absence de dialogues, sa photographie noire et blanche granuleuse, sa lenteur, son gore, etc. En fait, j’ai détesté Begotten surement parce que je ne le comprend pas et qu’il est peut-être trop atypique pour moi.

Begottenposter

#6 Visitor Q

Année: 2001

Pays: Japon

Réalisateur: Takashi Miike

Pourquoi il m’a troublé: Peu importe ce que je te dirais sur Visitor Q, tu ne me croirais pas pareil. Tu devras donc le visionner si tu veux savoir de quoi il s’agit. Donc tout ce que j’ai à dire pour Visitor Q c’est : Takashi Miike…

visitor

#5 The Skin I Live In

Année:  2011

Pays: Espagne

Réalisateur: Pedro Almodóvar Caballero

Pourquoi il m’a troublé: Je ne peux absolument rien te dire sur ce film, au risque de gâcher ton écoute de cette oeuvre plus que sublime et dérangeante qu’est The Skin I Live In. C’est en effet le genre de film que tu dois visionner vierge de toute appréhension et de toute information. The Skin I Live In est ce que je qualifierais sans ménagement, un réel chef-d’oeuvre cinématographique et je te le recommande chaudement!

lapiel

#4 Dancer In The Dark

Année: 2000

Pays: Suède/Danemark/Finlande/Islande/Allemagne/France/États-Unis/Royaume-Uni/Norvège

Réalisateur: Lars Von Trier

Pourquoi il m’a troublé: Dancer In The Dark est un film profondément humain et triste, qui m’a émue comme peu de films arrivent à le faire. Je le déteste profondément pour m’avoir autant blessé émotionnellement et d’avoir éveillé en moi un profond sentiment d’injustice et de frustration. Je le déteste parce que même s’il est insoutenable il reste un film grandiose sur tous les points. Film à montrer aux gens approuvant la peine de mort…

dancer

#3 Taxidermia

Année : 2006

Pays: France/Autriche/Hongrie

Réalisateur : György Pálfi

Pourquoi il m’a troublé: Taxidermie, c’est le genre de film facile à détester et à traiter de vulgaire, de vide. Lorsque tu le visionnes, tout ce qui te viens à l’esprit en premier c’est que c’est carrément abjecte et provocateur mais lorsque tu tentes de l’analyser, tu peux en ressortir des éléments drôlement intéressants.  Personnellement, j’ai décidé de voir au delà de la provocation facile et de creuser. Par exemple, on peux y voir une mise en évidence des problématiques générationnelles, mise de l’avant par trois hommes d’une même famille. Pour chaque homme, vivant à une époque différente, on peux distinguer une parcelle de la problématique générationnelle, qui se reflété dans leurs agissements respectifs. L’arrière grand-père, dont l’histoire prend place pendant la Seconde Guerre mondiale, est caractérisée par une obsession maladive du sexe, une soumissions aveugle, de la haine refoulée et un manque d’instruction plus qu’évident. Le fils de celui-ci (soit le grand-père), prend place dans une Hongrie communiste où le protagoniste tire une fierté sacrée d’être un champion de gavage, un peu comme la fierté nationale. L’histoire du fils de ce dernier, se situe dans un espace temps plus actuel, une époque où plus que jamais, nous sommes fascinés par la jeunesse donc dans un sens, de la vie éternelle. Le jeune homme en question est fasciné par la taxidermie qui permet de défier la mort pour l’éternité. En plus de tout ça, le film possède une qualité certaine à tous les niveaux et il serait hypocrite de le nier . György Pálfi nous offre une oeuvre ancrée dans une Hongrie en mal de vivre, à la recherche de l’absolue réponse, de génération en génération. T’sais, t’as le droit de juger le film juste par son abus d’obscénités, de vulgarités, de gore et de dégueulasseries mais tout ce que je te dis, c’est qu’il vaut la peine d’être vu d’un œil différent, parce qu’il s’inscrit définitivement dans les films chocs n’ayant pas pour unique but de choquer.

taxidermia

#2 Dogtooth

Année: 2009

Pays: Grèce

Réalisateurs: Yorgos Lanthimos

Pourquoi il m’a troublé: Il a été prouvé maintes et maintes fois, que l’environnement dans lequel l’être humain évolue, le conditionne à être et agir d’une certaine manière. Je vous met donc au défi d’imaginer ce que donnerait une famille où les enfants sont cloîtrés nuits et jours, sans aucune sociabilisation extérieure ( sauf Christina pour satisfaire les pulsions sexuelles de leur fils). Je vous met aussi au défi d’imaginer ce que donnerait des enfants à qui on enseigne que des zombies sont des fleurs, que le chat est l’animal le plus cruel et dangereux qui soit ou bien que pour quitter le nid familial, il faut attendre qu’une canine tombe…et repousse…Vous obtenez des enfants ( et des parents ) souffrant d’une énorme mésadaption sociale, prisonniers d’une fausse bulle de protection. Avec Dogtooth, on nous pitche en pleine face le coté néfaste que les parents peuvent avoir sur leurs enfants. Les parents ici, veulent préserver la douce innocence de leur progéniture mais ils réussissent plutôt à les garder sous leur contrôle et à les rendre complètement dépendants, car le nid familial devient leur unique repère. L’esthétique est d’une blancheur et d’une candeur immaculée qui vient en totale contradiction avec les propos d’une lourdeur et d’une tristesse incomparable. On a envie de leur crier que ce monde n’est pas la réalité mais comment pourraient-ils le savoir, considérant qu’ils n’ont pas de mode de comparaison et qu’ils sont tenu d’obéir aux lois de la maison, plutôt qu’aux lois morales et sociales universelles? Dogtooth est pour moi une oeuvre anthropologique et philosophique, elle est éprouvante car elle nous confronte, d’une certaine manière, à une famille peut-être pas si loin du monde réel et ça, c’est bien plus effrayant que n’importe laquelle fiction.

Dogtooth

#1 The Elephant Man

Année: 1980

Pays: Royaume-Uni/ États-Unis

Réalisatrice: David Lynch

Pourquoi il m’a troublé: Inspirée d’une histoire vraie, The Elephant Man raconte le calvaire mais aussi le souffle d’espoir de John Merrick. Je suis consciente que cette oeuvre n’est pas à proprement parlé un film d’horreur mais plus un drame biographique historique mais comme je le répète sans cesse, l’horreur a plusieurs apparences et dans ce film, elle revêt le visage de l’horreur humaine à son plus haut niveau; l’exploitation d’une humain par d’autres humains. L’horreur de ce film porte aussi le visage de la différence, de par l’homme éléphant oui mais aussi de par les nombreuses personnes exploitées dans les cirques entant que « freaks ». Bien qu’assez classique, on y perçois de manière assez évidente la touche « Lynchienne »  qui nous donne l’impression de rêver éveillé. Cette touche hypnotique, le jeux des acteurs , la photographie soignée à souhait, l’effet du noir et blanc et bien d’autres éléments, en font une réelle merveille cinématographique. Si le film m’a autant troublé, c’est tout d’abord car il démontre toute la cruauté dont l’Homme est capable mais aussi et surtout, car il démontre toute la bonté humaine et la différence que peux faire la compassion et le respect humain… Ce qui est horrible me trouble au plus haut point mais ce qui me trouble ( dans un bon sens) encore plus, c’est une oeuvre d’une grande humanité qui me touche droit au cœur et à l’âme, comme The Elephant Man et c’est pourquoi il se retrouve en première position de cette liste.

“I am not an elephant! I am not an animal! I am a human being! I … am … a … man!”

TheElephantManposter

Si tu veux être au courant des articles que j’écris sur mon blog, je t’invite à aimer cette page Facebook 😀 : Ohsweetnightmare

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3 thoughts on “TOP 15 DES FILMS D’HORREUR (OU PAS) LES PLUS TROUBLANTS (PARTIE 2)

  1. J’ai vu l’homme éléphant quand j’étais un enfant à la tv, peut être à TQS, le soir et j’avais pleuré je crois. Très touchant. Et que dire de la performance de Anthony Hopkins et de John Hurt…Il n’y pas longtemps j’avais le livre chez nous avec des vrais photos de lui. La seul différence d’avec le film, c’est que l’homme éléphant voulait lui même travailler au cirque, il ne voulait pas être un fardeau.

      1. Oui la scène ou il dit qu’il est un être humain est très touchante. Dans n’importe quel autre film, ça aurait pu paraitre quétaine mais là pas du tout, grâce au talent de David Lynch. En 1999 Lynch a refait un film avec une histoire simple et même si ça faisait pas brailler c’était très beau, très humaniste. Le film, the Straigh Story avec un vieux monsieur qui travers les états-unis en tracteur à gazon pour revoir son frère malade. http://www.imdb.com/title/tt0166896/?ref_=fn_al_tt_1

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